mercredi 30 novembre 2011

Derrière le lion !

Samedi, je serai là, juste derrière le lion :
Rendez-vous pour des dédicaces, samedi prochain, au salon de Montreuil :
- de 14 h à 16 h sur le stand de Nobi-Nobi ;
- de 17 h à 18 h sur le stand des Editions d'un monde à l'autre.

Vous serez là, vous aussi ?

dimanche 27 novembre 2011

Vous êtes caps ?

La maman de la Sardine a un autre livre préféré ! C'est toujours chez Milan Jeunesse, mais non, je n'ai pas d'actions chez eux, je vous jure !
Ça s'appelle Cap ou pas cap ? et c'est un livre pour les durs à cuire... ou du moins ceux qui adorent jouer à se faire peur.
Cap ou pas cap ? - Nicole Maubert - (c) Milan Jeunesse - 2010.

Cap ou pas cap ? - Nicole Maubert - (c) Milan Jeunesse - 2010.
Petit livre cartonné. Très peu de pages, très peu de texte, des illustrations minimalistes où le noir et les couleurs sombres dominent. Mais aussi des surprises et du rire à chaque double page !
"T'es cap de caresser l'araignée velue ?" interroge la première double page. Le petit lecteur, s'il est courageux, pourra toucher du bout des doigts le corps pelucheux de l'araignée. Idem pour les pages suivantes où l'auteur nous met au défit de toucher le ventre tout râpeux d'un monstre vert, les dents brillantes d'un requin, la langue collante d'un serpent, les pustules molles d'une sorcière... ou encore de soulever la couverture du lit pour voir ce qui se cache sous le matelas !
Cap ou pas cap ? - Nicole Maubert - (c) Milan Jeunesse - 2010.
Et effet de suspens à l'avant-dernière page : qui est le plus "terrible des petits monstres" ? Hé hé, je vous laisse ouvrir le livre pour le savoir !
Cap ou pas cap ? - Nicole Maubert - (c) Milan Jeunesse - 2010.
Un petit album tordant qui fait peur et amuse en même temps, tout en éveillant par des découvertes tactiles innovantes (j'adore le coup du scotch sur le serpent !) pour caresser, tâter, gratter... et même faire des grimaces !

  • Sur le site de Milan Jeunesse, vous pouvez feuilleter un extrait du livre : ici !
  • Le blog de l'auteur, Nicole Maubert, avec tout plein de jolies choses dedans ! (Allez voir son e-boutique notamment)



mercredi 23 novembre 2011

La bibliothèque de la Sardine

La Sardine se la pète depuis qu'elle est inscrite à la bibliothèque. Enfin une bonne raison pour ne plus mâchonner les livres de Maman !
C'est que, du haut de ses neuf mois, la miss a ses livres préférés déjà ! Petit aperçu des best-sellers du moment...

La Sardine a des livres en tissu et des livres de bain. Mais mettons-les de côté ici, car à vrai dire, ce sont presque exclusivement des objets et la dimension symbolique du livre existe à peine : le livre en tissu sert de doudou et le livre en plastique est idéal pour faire ses dents (j'appelle ça un livre "os à ronger" !).
Je mets aussi volontairement de côté les livres un peu trop "neu neu", du style Charlotte aux fraises : vu que c'est moi qui lis les livres, j'ai besoin de croire un minimum en ce découvre et les histoires idiotes me hérissent le poil !
Et puis j'écarte aussi pour le moment les livres qui ne sont pas cartonnés, car la Sardine est une petite destructrice en puissance !

Ce qui remporte tous les suffrages chez mon bébé qui n'a pas même un an et qui donc est encore peu à même de comprendre une histoire, ce sont les livres avec des formes et textures incrustées, drôlement rigolotes à toucher.
Ainsi, dans Où est mon chaton ?, petit ouvrage carré publié chez Usborne dans la collection "Les tout-doux", l'enfant découvre un petit chat dont on peut toucher la langue (en feutrine râpeuse), le museau (en plastique tout lisse) ou encore les pattes (toutes rugueuses).
Où est mon chaton ? Fiona Watt, Rachel Wells, traduit par Lorraine Beurton-Sharp, Usborne, 2005.
L'illustration est ultra simple (des dessins en en à-plat, avec de gros contours noirs), mais ultra efficace. Il va juste falloir faire comprendre à la Sardine que si le chat de l'histoire a un ventre tout doux (le ventre contient  un morceau de fourrure), toucher de la même façon le ventre du chat de notre maison peut s'avérer hautement dangereux !

Si le loup y était - Philippe Jalbert - Milan Jeunesse - 2010
Autre coup de coeur (du bébé, mais aussi de la maman, vous l'aurez compris) : Si le loup y était, de Philippe Jalbert, paru chez Milan Jeunesse. "La première collection à lire du bout des doigts", comme le dit la 4e de couverture, réunit toute une série de contes et comptines habilement mis en images. Dans les pages cartonnées, on trouve des illustrations dans lesquelles sont incrustées des textures variées (douces, lisses, rugueuses...). Ainsi, Si le loup y était reprend la célèbre comptine. Le loup se cache derrière un buisson en scratch (ça pique le bout des doigts !) ou encore a étendu son pantalon en velours sur un fil. L'enfant s'approprie ainsi l'histoire par le toucher, amusé d'avoir à découvrir à chaque page une nouvelle texture. Et puis, ouf, à la fin l'histoire finit bien, puisque le méchant loup tombe dans l'eau... ça fait plouf !
Si le loup y était - Philippe Jalbert - Milan Jeunesse - 2010

De toute façon, la Sardine est encore trop jeune pour avoir peur d'une image. La preuve, c'est qu'elle adore mettre sa tête dans la gueule du loup (carrément) qui ressort en relief dans l'avant dernière page du livre !
Si le loup y était - Philippe Jalbert - Milan Jeunesse - 2010
Mais le must du must est la collection des Anatole, toujours chez Milan Jeunesse. Ce sont des livres qui non seulement se touchent mais aussi s'écoutent ! On retrouve le même principe des textures à toucher du bout des doigts, mais à celles-ci sont associés des sons. Ces derniers ne sont pas juste posés là par hasard pour faire mal aux oreilles des parents, mais sont habilement intégrés dans l'histoire. Car malgré la simplicité de ces petits livres, on trouve vraiment une histoire qui donne envie de tourner les pages pour, à chaque nouvelle double page, découvrir une surprise. Ainsi, tous les soirs on lit Au lit Anatole : on suit le petit personnage à la bouille toute jaune dans son rituel du soir - boire son biberon (ça fait "glou glou"), préparer le bain (on entend l'eau qui coule), écouter son lecteur CD (ça fait une jolie musique) ou faire un bisou au "tendre doudou" (ça fait "smack smack"). La Sardine se calme dès qu'elle voit le livre et a déjà ses pages préférées !
Au lit Anatole - Déborah Pinto - Milan Jeunesse - 2011
Dans Anatole au zoo, l'univers est plus exotique : le petit héros rencontre un singe, un éléphant, un serpent, un dauphin... Bien sûr, on entend le bruit de tous ces animaux. La Sardine adore regarder Maman imiter les bruits du livre (et avez-vous déjà essayé d'imiter le dauphin ? c'est assez drôle !). Elle adore aussi toucher la crinière du lion (et aussi baver dessus, par la même occasion). Seul problème : le livre est hyper sensible. A peine le prend-on dans les mains que l'éléphant se met à hurler ! On a intérêt à ne pas oublier d'éteindre le petit bouton en 4e de couverture (il y a une pile intégrée au dos), sous peine de mauvaise surprise en pleine nuit !

Anatole au zoo - Déborah Pinto - Milan Jeunesse - 2011 

Anatole au zoo - Déborah Pinto - Milan Jeunesse - 2011

Et vous, avez-vous des livres pour bébé à nous conseiller ?







mardi 22 novembre 2011

Pop dédicaces !


Oyez, les gens ! Non je ne suis pas morte ! Et oui, j'existe encore !
Pour ceux qui en douteraient, vous pourrez venir me voir en vrai de vrai samedi prochain à la Cité des sciences et de l'industrie ! J'y suis en effet en dédicaces pour Nobi-Nobi et L'oiseau rouge, sur le salon POP'up. C'est un marché de jeunes créateurs dans lequel vous pourrez rencontrer des illustrateurs, des créateurs de bijoux, des stylistes, des musiciens, etc.
Et moi j'y serai de 15 h à 17 h !

POP'up!, le salon de la Pop'culture indépendante

  • Cité des Sciences et de l'industrie
    Espace Condorcet, niveau 0
    30 avenue Corentin Cariou
    Paris 19e

A bientôt !




lundi 10 octobre 2011

L'objet

Je n’écris pas vraiment en ce moment. Juste quelques comptines, juste comme ça, pour me faire la main. Le reste du temps, je me planque derrière mon ordinateur et cache ma honte à l’abri des illustrateurs qui attendent un texte de moi (pardon, ô pardon !). Et puis j’observe.

J’observe la Sardine : 7 mois ½, 2 dents sous la langue, 3 syllabes pour tout langage élaboré (dadada, gagaga, apouuuuu !), 4 cm de cheveux blonds… mais aussi 2 mains, 10 doigts, 2 yeux. Le tout grand ouverts sur chaque objet, chaque personne, chaque geste qui, à tout instant, portent la marque de l’extrême nouveauté. J’observe la Sardine un livre entre les mains. Livre : objet paralépipédique, rigide et épais, réunissant des pages qui se tournent. La Sardine remue le livre dans tous les sens, le fait tomber 36 fois, le tape 21 fois contre la tablette de sa chaise haute, le porte à sa bouche 52 fois. La Sardine, également, porte la bouche, puis les mains sur la surface du papier, essaie d’attraper du bout des doigts les personnages représentés, s’énerve parce que l’image résiste. La Sardine, aussi, attrape à pleine main une page, la froisse, s’amuse parce que ça fait du bruit et ne comprend pas le regard courroucé de Maman face à cette entreprise organisée de destruction massive. La Sardine, enfin, mange les pages colorées, qu’elles soient en plastique, en tissu ou en carton, et trouve ça encore plus rigolo que la purée orange qu’on étale à pleine main sur le joli corsage de Maman.

J’observe donc mon bébé découvrir le monde des livres. Et je suis étonnée de voir que pour le petit d’homme le livre n’existe d’abord que dans sa pure matérialité : objet rectangulaire et solide, qui a une existence, une dureté, une texture, une forme géométrique, quand bien même toute notion de géométrie et de mécanique solide est encore ignorée. Le livre est un objet – comme le doudou lapin, la cuillère à purée, les lunettes de Papicha ou la queue du chat. Et rien d’autre que cela. Pas encore passage transparent vers le rêve, passerelle vers l’imaginaire ou « miroir qu’on promène le long du chemin ». Et pourtant, bien qu’il ne soit pas encore le vecteur matériel vers le rêve et l’intangible, le livre, comme tout objet (la queue du chat y compris), rempli déjà sa fonction première : être le meilleur support vers la nouveauté et la découverte pour une vie qui n’est encore que nouveauté et découverte.

Pardonnez donc mon silence. J’observe entre les dix doigts et les dents de mon bébé l’objet matériel en train de se transformer petit à petit, au fil des mois, en supplément d’âme.
Guest star : Au lit, Anatole de Deborah Pinto
Un livre sonore à toucher
Milan Jeunesse, 2011



mardi 6 septembre 2011

Une rentrée sous la pluie !

Hum, ça sent la rentrée ! La rentrée des bébés, la rentrée des mamans... et puis la rentrée des jolis projets ! Ne vous désolez plus de la pluie d'automne et des jours tout gris qui s'annoncent : désormais, ces jours-là, vous aurez une lecture parfaitement appropriée : Au fond de la flaque, le projet Tandem de l'année dernière que j'avais écrit et que Leïla avait mis en images, devrait paraître d'ici la fin de l'année ! Ce sera chez Ebla et il y aura un petit format carré, de jolies couleurs bleutées et, en option, un parapluie !

De quoi nous faire tous aimer la pluie, non ?

lundi 22 août 2011

Funambule


"- Yuko, tu deviendras un poète accompli lorsque, dans ton écriture, tu intégreras les notions de peinture, de calligraphie, de musique et de danse. Et surtout lorsque tu maîtriseras l'art du funambule. Yuko se mit à sourire. Le maître n'avait pas oublié.
- Pourquoi l'art du funambule pourrait-il me servir ? Soseki posa sa main sur l'épaule du jeune homme, comme il l'avait déjà fait un mois plus tôt. - Pourquoi ? En vérité, le poète, le vrai poète, possède l'art du funambule. Ecrire, c'est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d'un poème, d'une oeuvre, d'une histoire couchée sur u un papier de soie. Ecrire, c'est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n'est pas de s'élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. Ce n'est pas non plus d'aller tout droit, en une ligne continue parfois entrecoupée de vestiges aussi furtifs que la chute d'une virgule, ou que l'obstacle d'un point. Non, le plus difficile, pour un poète, c'est de rester continuellement sur ce fil qu'est l'écriture, de vire chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu'un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c'est de devenir un funambule du verbe.

"Neige, Maxence Fermine, Arléa, pages 97-98.

lundi 15 août 2011

C'est le fun !

Allo les gens !

Je vous dis "allo", car je suis encore un peu l'esprit à mes vacances. J'étais dans un pays où les gens parlent curieusement : imaginez, ils disent "melon d'eau" au lieu de "pastèque", "breuvages" au lieu de "boissons", "carrosse" au lieu de "poussette" et s'exclament "c'est l'fun !" à tout bout de champs ! Hé oui, j'étais là :
Sauf que je n'ai pas reçu des coups de glace sur la tête, mais plutôt de coup de soleil sur la tête !
Je pourrai dire que voyager avec un bébé de 5 mois sous 35°C, j'ai testé... et qu'heureusement que j'avais encore un mois de vacances après pour récupérer !

Et à mon retour, j'avais des contrats d'auteur sous mon paillasson (oui, "des" !). C'est trop le fun, je vous le dis !

jeudi 7 juillet 2011

Comment c'était

La Japan Expo, c'était chouette !

Il y avait beaucoup beaucoup de monde, des jeunes filles avec des robes à volants et de grands enfants avec des mitraillettes d'un mètre de long, des mangas et des jeux vidéos, des Japonaises qui parlaient fort dans leur micro comme à la télé japonaise, des Narutos et des Candy à la pelle, une expo sur Astro Boy, des jolis tissus, tout plein de Totoros et de Chi en peluches...

... et puis il y avait aussi les gentils éditeurs de chez Nobi-Nobi avec leurs tee-shirts roses et leur bonne humeur, ainsi que des copines-auteurs à succès - Christelle et Alice...
... et puis Shiitake, l'illustratrice de Kaguya, princesse au clair de lune, venue spécialement du Japon et qui m'a fait une super dédicace !

Merci pour cette belle journée !

samedi 25 juin 2011

Japan dédicaces !

Bonjour les gens !


Cela fait plusieurs années que j'ai envie de me rendre à la Japan Expo. Mais à chaque fois, je me défile parce que (au choix) c'est trop loin / y fait trop chaud / y'aura trop de monde... Mais cette année, aucune mauvaise excuse pour ne pas y aller : je vais y faire des dédicaces pour L'oiseau rouge ! Chouette, chouette, chouette !

Venez donc m'y retrouver pour que je me sente moins seule !

Ce sera samedi 3 juillet, au parc des Expos de Villepinte :

- de 13h à 14h en salle des dédicaces 3

- de 16h à 18h sur le stand Nobi-Nobi.

A bientôt j'espère !