mercredi 30 janvier 2019

C'est la foire

Une petite foire aux tandems, ça vous dit ? Rien de mieux pour rencontrer de nouveaux collègues auteurs et illustrateurs et se lancer dans de nouveaux projets !
C'est ici chez Elisa Granowska que ça se passe et vous y trouverez deux extraits de vieux textes retrouvés dans mes tiroirs !

Et pour la route, je ne résiste pas à l'envie de remettre ici l'image d'un petit projet que j'avais mené avec Elisa il y a... pffff, une éternité ! 
Dommage qu'il n'a pas trouvé éditeur !

mercredi 19 décembre 2018

Des femmes présidentes, des castors et moi sur Youtube

Au salon du livre de Montreuil, il y avait du bruit, de la chaleur et tout plein de livres. Il y avait aussi la Sardine, 7 ans et demi, qui cette année avait l'oeil à l’affût en quête de jolies dédicaces (le mode fan semble déjà activé). 
Et puis il y avait aussi des enfants qui sont venus sur le stand de Samir pour m'entendre parler de mon roman Indomptables et pour inventer à leur tour une petite histoire déjouant les stéréotypes. J'ai en effet donné le petit atelier d'écriture que j'avais expérimenté auprès de classes de petits Libanais au salon du livre de Beyrouth. Le principe est simple : on demande à l'apprenti écrivain de piocher un personnage (garçon OU fille), un métier (danseur.seuse, sage femme, président.e de la République, coiffeur.euse...), puis une activité en lien avec un métier (déboucher les toilettes d'un grand hôtel, faire un discours politique...). Le hasard fait que ça donne des combinaisons insolites, voire cocasses : en mettant tout ça dans le mixeur de l'imagination, il reste à inventer l'histoire mettant en jeu tous ces éléments !
Les enfants se sont prêtés au jeu et ont été très studieux. Au final, on a eu de drôles de texte avec des femmes astronautes coupant les cheveux d'une cliente pas très aimable ou des coiffeurs coincés dans un camion sur l'autoroute ! 


Même ma petite Sardine (la chasseuse de dédicaces) a participé au jeu et a dessiné l'histoire d'un Président de la République voyageant sur Mars :

Ce petit atelier a permis aux enfants de s'interroger sur l'existence ou pas d'un sexe des métiers : une femme présidente de la République ou une plombière ? Et pourquoi pas !
Merci à tous les petits apprentis écrivains et écrivaines de m'avoir fait entrer dans vos imaginaires !

Et puis sur le salon, il y a aussi eu deux jeunes Castors éclairés et youtubeurs qui sont venus discuter avec moi ! Alors moi, les interviews j'aime pas trop et me voir de profil sur un écran encore moins... Mais je me suis forcée à ne pas réfléchir avant de dire "oui" à leur proposition d'interview !
Alors voilà, vous pouvez visionner la vidéo des castors Youtubeurs sur les stéréotypes de genre dans la littérature jeunesse. Vous m'y verrez en très bonne compagnie (l'éditrice de Talents hauts était aussi interviewée).





Merci à vous !

mardi 27 novembre 2018

Montreuil !

Voici décembre qui commence bientôt et avec lui tout le tralala de Noël (et à la maison, on a déjà une Crevette qui demande CHAQUE matin au réveil depuis une semaine : "c'est aujourd'hui Noël ?") !
Mais avant le tralala de Noël (les sapins, les boules, les cadeaux, les chocolats, les goups-j'ai-trop-mangé), il y a le tralala de Montreuil : les livres, les livres et encore les livres, les allées bondées et surchauffées des atmosphères de salon, le dilemme du midi (on mange au kebab du coin ou au faux japonais ?), les livres encore, et puis aussi les belles rencontres - les copains auteurs et illustrateurs, les éditeurs et les petits lecteurs.
Cette année, j'aurai l'occasion de rencontrer les copains mercredi soir pour inaugurer le salon. Quant aux petits lecteurs, je les attends avec impatience dimanche 2 décembre dès 15h30 sur le stand de Samir éditeur (emplacement G9). Je dédicacerai mon roman Indomptables et j'animerai un petit atelier d'écriture autour du choix de son futur métier et des stéréotypes de genre.
J'espère vous retrouver nombreux !


mercredi 14 novembre 2018

Beyrouth for ever

Il y a quelques mois, j'ai trouvé dans ma boite mail un message qui commençait ainsi :
Chère Céline,Nous avons le plaisir de vous inviter au salon du livre francophone de Beyrouth...
Wahouh ! J'ai littéralement bondi de ma chaise. Oui, vraiment bondi : comme s'il y a avait un ressort sur mon coussin. J'ai relu le mail plusieurs fois, toujours en sautillant de joie... puis je me suis mise à douter : et si les destinataires du message s'étaient trompés et avaient voulu inviter une autre auteure plutôt que moi ? Plusieurs dizaines d'années plus tard, j'ai eu la même impression que j'avais eu à l'issue du bac, le jour où j'avais eu 16 sur 20 en anglais alors que mon anglais avait toujours été misérable (pendant plusieurs mois j'ai cru que j'allais recevoir un courrier m'informant qu'il y avait eu une erreur dans le relevé de notes et que j'avais eu 6 et non pas 16). Bon, bref, je m'égare... J'ai mis fin aux mauvaises pensées et j'ai reconnu que c'était bien moi qui étais invitée en qualité d'auteure jeunesse à ce prestigieux salon du Moyen Orient dont j'avais tant entendu parler.

Ni une ni deux, j'ai fait un conseil de famille avec moi-même pour décider que je répondrai fièrement à l'invitation et que j'en profiterai pour glisser dans ma valise mari et enfants. Oui, forcément : parce que le Liban n'est pas pour moi un pays comme les autres ! C'est le pays que m'a fait découvrir monsieur Moun il y a presque quinze ans, présentant fièrement sa fiancée toute fraîche à sa ribambelle de tantes, oncles et cousins. C'est le pays qu'on a arpenté tous les deux un été, puis quelques années plus tard tous les deux et demi (la photo où je pose de profil devant Raouché avec mon petit ventre rebondi reste gravée dans ma mémoire), puis quelques étés plus tard encore tous les trois (sous le regard étonné des chauffeurs de taxi qui nous voyaient débarquer avec notre siège auto pour y asseoir notre bébé... ah ah ils n'avaient jamais vu ça !). Bref, l'occasion était trop belle pour revenir au Liban cette fois-ci à quatre ! Avec en prime cette curieuse inversion des rôles : c'est moi, la Française, qui allait inviter mon petit mari Libanais !

Me voilà donc de retour après dix jours passés au pays "du miel et du lait" ! J'en reviens enchantée, séduite une nouvelle fois par ce pays qui n'en finit pas tour à tour de me surprendre, révolter et charmer. 
J'ai adoré voir briller les yeux de ma Sardine lorsqu'elle croquait dans les fruits du jardin de sa grand-mère (pomelos, citrons, clémentines, oranges, kakis, grenades... tout cela à portée de main, quelle magie !). 
J'ai adoré regarder ma petite Crevette courir dans le grand salon de la maison de ses grands-parents et jouer à chat avec sa soeur entre les figuiers et les oliviers. 
J'ai adoré marcher entre les maisons blanches des rues étroites de Batroun et regarder le bleu de la mer se découper sous les arches de l'église Notre-Dame-de-la-Mer.
J'ai adoré me laisser avoir une nouvelle fois, moi qui ne suis pourtant pas néophyte, par tous ces délicieux repas à rallonge - Quoi, ce n'était que l'entrée et il y a les plats chauds qui arrivent maintenant ?!
J'ai adoré l'accueil et le sourire des Libanais, leur chaleur, leur gentillesse... même si 99 % d'entre eux se transforment en fous furieux lorsqu'ils ont un volant entre les mains (j'avais à mes côtés monsieur Moun, mon traducteur personnel, expert en injures d'automobilistes).
J'ai adoré regarder ma Crevette grimper sur les rochers devant le soleil couchant sur Raouché. J'ai adoré grimper les escaliers Saint-Nicolas à Gemmayzé et découvrir combien le centre-ville de Beyrouth avait changer depuis notre dernier voyage. J'ai adoré voir les filles marcher pieds nus sur les tapis de la grande mosquée avec l'envie irrépressible de faire des galipettes comme si c'était un immense terrain de gym.
Bref j'ai adoré !


Mais j'étais venue tout de même pour travailler et parler de mon métier d'auteure. Sur le salon du livre, j'ai animé sur le stand de mon éditeur Samir un petit atelier d'écriture. Il s'agissait de réfléchir à la distinction supposée entre métiers de filles et métiers de garçons, en partant de mon roman Indomptables. Les enfants ont merveilleusement joué le jeu et c'était fascinant de les voir faire fonctionner leur imagination pour pondre des petites histoires rigolotes. J'ai vu plusieurs classes défiler et ça donnait un peu le tournis tous ces enfants en uniforme qui m'appelait "Madame Céline" avec leur petit accent chantant. J'espère leur avoir un peu donné envie de lire et peut-être même d'écrire.




Puis je suis allée dans deux écoles à Beit Meiri, sur les hauteurs de Beyrouth. Les enfants avaient lu mon album Le Grand Méchant tigre et m'en ont fait des analyses très fines. Je ne suis pas prête d'oublier tous ces merveilleux sourires et leur enthousiasme communicatif !





Alors un immense merci à vous tous qui êtes venus me voir : Marie, Mohamad, Sabine, Joud, Hanem, Rebecca, Alexandre, Anthony, Gaëlle, Christa, Jason, Charbel, Ghassn, Angelina, Joseph, Christina, Thérésa, Naram, Christian, Gabriel, Louis, Yara, Haya, Julie, Ahmad, Amin, Ali, Sirina, Léna, Inrane, Tracy, Yoya-Maria, Gaïa, Théïa, Nour, Béatrice, Joy, Alex, Tia, Aya-Maria, Christopher, Marie-Reine, Iris, Charles, David, Clarissa, Estelle, Jana, Mia, Christelle, Maria, Mathieu, Yvette, Joe, Chloé, Manuel, Michel, Christine, Jana, Eva, Jane, Laurine, Andrea, Daniella, Victoria, Elsa, Sari, Aya-Guitta... et à tous les autres enfants dont je n'ai pas noté le prénom !


Un grand merci aussi à Blandine Yazbeck, la fée organisatrice de l'Institut français, vraie petite maman, qui nous a merveilleusement chouchoutés, nous, les auteurs français invités ! 
Et un vrai merci également à Amélie, Marwan, Manon, Johanna, Maya, Raymond... et tous les membres des éditions Samir pour leur accueil !

Cher Liban, mon pays par alliance, tu peux me réinviter quand tu veux ! J'ai si hâte de te retrouver !

Sur le stand de la librairie de la Phénicie.









lundi 15 octobre 2018

Pigeon voyageur... et héros de la guerre 14-18

Le 11 novembre prochain, cela fera 100 ans que l'armistice mettant fin à quatre horribles années de combats aura été signée. Pour cette occasion, Histoires vraies publie une petite BD dont j'ai écrit le scénario : l'histoire d'un pigeon voyageur sur le front de l'Artois en 1915.
L'histoire est très librement inspirée de faits réels. Je voulais aborder la Première Guerre mondiale à travers ces héros ailés dont on parle finalement peu. Pourtant ils furent nombreux ces pigeons à traverser les zones de tranchées et à porter des messages salvateurs aux soldats restés à l'arrière. Certains eurent même des médailles comme le fameux pigeon Vaillant ou son collègue américain "Cher ami".


Les illustrations sont de Cyrille Meyer et le numéro d'Histoires vraies (avec Picasso en couverture) vient de paraître.

Comme j'aime bien me rendre sur les lieux que je  raconte nous avons profité au printemps dernier d'un week-end dans le Nord pour aller à Ablain-Saint-Nazaire, sur les lieux même dans lesquels j'imaginais le récit, à Notre-Dame-de-Lorette. On peut marcher dans les tranchées qui ont été préservées/reconstituées. Ce jour-là, il faisait un temps magnifique. L'ancien champ de bataille était une vaste prairie de pâquerettes et mes filles avaient envie de courir dans ces drôles de tunnels bricolés. C'était troublant le contraste entre cette vitalité de la nature et le souvenir de tant de souffrances et d'horreurs qui transperçait malgré tout. 



A la nécropole de Notre-Dame-De-Lorette, nous avons lu longuement les noms des soldats tombés à ce même endroit plus de 100 ans plus tôt. Dans les "L", il y avait mon nom de famille. Je me suis demandée si un de mes ancêtres avait traversé la France depuis ses Pyrénées natales pour mourir là, parmi ces inconnus, dans cette guerre insensée. C'était émouvant.






vendredi 21 septembre 2018

Comment j'ai dompté ma timidité (ou comment je pompe la vie de ma fille pour en faire une histoire)

L'hiver dernier, la Sardine - ma grande fille de 7 ans - est revenue de l'école catastrophée : la maîtresse lui avait dit que c'était bientôt son tour de faire un exposé et de présenter à ses camarades de classe un objet. Damned ! Prendre la parole devant tout le monde et être sous le regard des 50 yeux composant sa classe de CP ! Les gênes de ma Sardine se sont mis à trembler... car oui, je n'ai pas seulement transmis à mes filles le gène des frisettes, mais aussi celui de la timidité.
Bref, mon histoire finit bien : quelques semaines plus tard, après avoir choisi l'objet (les fossiles... choix orienté par monsieur Moun, le papa qui, lui, a transmis le gène des vieilles pierres) et avoir répété au moins 1 milliard de fois les deux phrases à prononcer, ma Sardine a fièrement mené à bien son exposé et obtenu les félicitations de la maîtresse.
Sauf que... ben l'histoire ne se termine pas vraiment là ! Elle commence plutôt ! Quelques jours plus tard, j'écrivais un petit roman : ça parlait exposé, objet préféré et nœuds dans le ventre. Quand je l'ai lu à la Sardine, elle a fait une drôle de tête : 
- Hum, Maman, t'es en train de raconter à tout le monde mon histoire, là ?
- Mais non, ma chérie, l'héroïne s'appelle Mia et l'objet qu'elle a choisi c'est un ocarina et non pas une ammonite sédimentée... Ça change tout !
- Euh, oui, tu crois ?
Et puis j'ai expliqué à la Sardine que pour ce qui est de la description des nœuds dans le ventre, des mains moites et de la voix qui bégaie, je n'avais pas eu à chercher bien loin : juste me regarder moi-même ! 

Voici donc Comment j'ai dompté ma timidité, petit roman paru aux éditions Belin pour les jeunes lecteurs de CE1 :


Il est sorti il y a quelques semaines et je n'ai même pas eu encore l'occasion de le tenir entre mes mains. Il est joliment illustré par Mélanie Roubineau, l'illustratrice de la série des romans La Tour Eiffel à... parus chez Nathan et que ma fille adore !

Bonne lecture à tous les timides... et à tous les autres !

Comment j'ai dompté ma timidité


Ah et petite remarque : ce n'est pas le titre que j'avais initialement choisi. C'est vrai, quoi, un vrai timide ne dirait jamais qu'il a réussi à "dompter" sa timidité ! Quand je vous disais que c'était génétique cette chose-là !



dimanche 9 septembre 2018

Parmak Cocuk

Parmak Cocuk... c'est le titre d'Issunboshi l'autre Tom Pouce en turc ! Enfin... je crois ! Car je ne parle pas un mot de turc bien sûr ! Mais je suis fière d'entrer malgré tout dans la bibliothèque de petits enfants turcs !
Mon petit Tom Pouce japonais voyage (et prend des couleurs au passage, la couverture étant devenue rouge !) et j'en suis heureuse.


Mary et les Suffragettes

Histoires vraies, magazine pour raconter l'histoire aux 8-12 ans, évolue. Désormais les docu-fictions sont sous forme de petites BD de quelques pages. 
Je me suis bien amusée à m'essayer à ce nouveau format pour le numéro d'été, autour d'une BD intitulée "Mary et les Suffragettes". A vrai dire, j'ai adoré me transformer en scénariste de bande dessinée ! C'est une approche somme toute assez différente de l'écriture de texte et cela nécessite un sens encore plus maîtrisé de la narration. Cela m'impose de penser d'abord en images plutôt qu'en mots - ce qui, finalement, implique une logique d'écriture un peu différente. Il faut toujours avoir en tête que l'image va dire tout autant, voire plus que le texte en lui-même.

Et pour cette expérience de scénariste, le sujet était lui aussi passionnant : le mouvement des Suffragettes, ces femmes militant pour le droit de vote féminin, dans l'Angleterre du début du XXe siècle. Vous vous souvenez la maman des enfants dans le film Mary Poppins ? Hé bien, c'était une suffragette !

Dans le film, la suffragette n'a pas forcément une image bien positive et on se moque gentiment d'elle. Pourtant il en a fallu du courage à ces femmes pour se battre pour un droit aussi fondamental que le droit de vote à égalité avec les hommes. Certaines militantes ont été prêtes à se faire emprisonner et même ont fait la grève de la faim pour faire parler d'elles et de la cause qu'elles défendaient.
Le film de Sarah Gavron, Les Suffragettes, en parle avec force et émotion et c'est lui qui m'a fait découvrir l'histoire de ces femmes. J'avais envie de rendre accessible à des enfants cette histoire grâce à cette petite BD.
Voilà, c'est fait ! J'espère qu'en lisant ces pages des petits lecteurs se rendus compte que c'est le courage et la détermination qui, souvent, peuvent faire avancer le monde.


(c) Fleurus presse - Illustrations de Bruno Marivain







mercredi 6 juin 2018

Indomptables

Voilà, il a traversé la Méditerranée et il est arrivé en France ! Mon dernier roman pour pré-ados (disons à partir de 9-10 ans) : Indomptables, édité par Samir, éditeur libanais.


Alors oui, la fille sur la couverture (illustrée par Caroline Hesnard) a beaucoup beaucoup de cheveux. Genre elle ne sait pas quoi faire de sa tignasse rebelle et ça l'exaspère... Genre un peu moi, quoi ! En fait, le point de départ de ce projet était exactement ça : je voulais écrire une histoire autour des cheveux frisés, de l'insatisfaction d'en avoir (au choix parce qu'on ne peut pas les coiffer/lisser/dompter) et de l'envie malgré tout que ce type de cheveux suscite chez ceux qui ont les cheveux tout raides. Autour de moi il y a toujours quelqu'un (en général au cheveu tout raplapla) pour me dire, en lorgnant sur ma tête : "oh toi t'as de la chance avec tes boucles !" Régulièrement, moi je réponds : "oui, mais bon, c'est pas toi dont la tête triple de volume les jours de pluie et qui t'arrache les cheveux (c'est le cas de le dire) devant le miroir le matin !"
Alors oui, j'avoue, j'ai d'abord écrit ce roman en pensant à tous les gens aux cheveux frisés (comme moi) qui voulaient avoir les cheveux raides et à tous ceux aux cheveux raides qui voulaient avoir les cheveux frisés.  Vu comme le sujet de la coiffure revient souvent dans les conversations, je me dis que j'ai ciblé là un très large public pour mon roman !

Sauf que quand on écrit on ne sait jamais exactement où cela nous mène. Les mots sont un peu comme les cheveux : indomptables ! Alors au final, le coeur du roman n'est pas seulement à portée capillaire. Certes, on y parle barrette, laque, sèche-cheveux, peigne, bigoudis... Mais on y parle aussi et surtout des représentations des filles et des garçons et des stéréotypes que la société véhicule, des choix de vie, de la difficulté de s'affirmer et de devenir soi-même.

Bref, je ne vais pas vous faire la fiche de lecture du roman : lisez-le !


Ah, et je suis particulièrement fière d'avoir travaillé avec un éditeur libanais. Le Liban et moi, on vit une histoire particulière... C'est tout de même le pays qui coule dans les veines de mes filles ! Et puis bon, il y en aurait à dire sur les coiffeurs libanais... (oui, oui, c'est du vécu !).

Pour finir, un petit extrait pour vous mettre l'eau à la bouche...

L’autre jour, en allant à l’école, j’ai expliqué à Clara comment je voyais la vie. Car oui, on peut n’avoir que onze ans et avoir une sacrée expérience des « choses de la vie », comme disait Mme Martin, notre institutrice de CM2. Donc, pour moi, dans la vie, il y a trois catégories d’êtres humains :
a) Les gens aux cheveux frisés qui aimeraient avoir des cheveux raides. 
b) Les gens aux cheveux raides qui aimeraient avoir des cheveux frisés. 
c) Les gens qui n’en ont rien à faire de leurs cheveux. 
Moi, j’appartiens clairement à la première catégorie, vous l’aurez compris. 
Maman et la moitié des filles appartiennent à la deuxième catégorie. Je ne vous raconte pas le nombre de nanas dans ma classe qui viennent me toucher les cheveux et qui me regardent presque avec jalousie en soupirant « Ah, comme j’aimerais avoir des cheveux comme les tiens ! » 
80 % des garçons dans le monde appartiennent à la troisième catégorie. À cela, plusieurs raisons : 
1- Ils aiment leurs cheveux. 
2- Ils ne se sont pas posé la question de savoir ce qu’ils pensaient de leurs cheveux. 
3- Ils n’ont pas de cheveux. Ça c’est le cas de mon père : pas l’ombre d’un cheveu sur le ciboulot ! Donc vous pensez bien que nos histoires de sèche-cheveux, à mes sœurs et moi, ça lui passe bien au-dessus de la tête ! Surtout quand il attend devant la porte de la salle de bain parce qu’il a un truc pressant à y faire. 


mercredi 16 mai 2018

Un géant de la peinture

Peut-être avez-vous vu les grandes affiches de la Liberté guidant le peuple dans le métro parisien ?
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C'est qu'il y a une grande exposition sur Delacroix au musée du Louvre (jusqu'au 23 juillet). 
Saviez-vous qu'Eugène, enfant, voulait faire d'abord de la musique et s'est mis un peu par hasard au dessin ? Saviez-vous qu'il aimait tellement être être au coeur de son sujet qu'il dessinait même à cheval ? Saviez-vous qu'on disait qu'il s'était peint lui-même dans un des personnages de ce fameux tableau commémorant la révolution de 1830 ?
Hé bien, pour le savoir, feuilletez les pages que j'ai concoctées dans le numéro de mai d'Histoires vraies !

(c) Fleurus Presse.