mardi 28 mai 2013

Grand livre !

Coucou, me r'vlà !
Je suis désolée pour cette longue interruption des programmes, pas tout à fait dépendante de ma volonté. Si l'un d'entre vous a le remède miracle pour concilier vie professionnelle, vie familiale et vie créative je suis archi preneuse ! J'ai cherché pendant plus d'un an, mais je n'ai toujours pas trouvé, mais ça doit bien être possible dans la vraie vie de faire TOUT ce qu'on a envie de faire, non ? (Rassurez-moi, pleeeeeease !!)
Bref, on peut espérer que mon emploi du temps des prochaines semaines va s'éclaircir (à défaut que ce soit le le cas du ciel) et j'aimerais en profiter pour rescussiter ce blog moribond...
 
Mes projets créatifs ressemblent pour le moment un peu à des broussailles (ce ne sont pas les idées qui manquent, mais tout ça n'est pas encore très ordonné). Donc pas grand chose à en dire pour l'instant. En revanche, l'activité littéraire de la Sardine bat son plein ! A deux ans et trois mois, la Sardine est une très grande lectrice. Presque une droguée. Il lui faut sa dose tous les soirs : pas question de se coucher sans avoir lu 6 ou 7 livres au minimum (j'ai dû fixer un quota, mais même comme ça ça finit dans les larmes avec une petite voix qui crie "encore encore !"). Alors vous pensez bien qu'il faut pouvoir fournir ! Du coup, la Sardine se rend à la bibliothèque tous les mercredis et, en cumulant sa carte et celles de Papa et Maman, en revient à chaque fois avec un sac plus lourd qu'elle.
Certains bouquins font des flops. D'autres sont de très gros succès. Je peux dire que désormais je connais par coeur une bonne dose d'albums jeunesse (surtout quand il faut les lire trois fois de suite le même soir !).
Alors voilà, dans ce post et les suivants, voici un petit état des lieux des livres préférés de ma grande lectrice...
 
Commençons aujourd'hui par le livre coup de coeur de la Sardine et de sa maman : Grand, moyen et petit, de ma collègue Alice Brière-Haquet, avec Célia Chauffrey aux pinceaux. Cet album paru aux éditions Frimousse m'avait été offert dédicacé par son auteur Alice, bien avant la naissance de la Sardine. Je l'ai ressorti un soir de ma bibliothèque. Bien qu'elle était un peu jeune à l'époque (pas encore deux ans), ma fille a tout de suite accroché et c'est devenu un de ses livres de chevet.
C'est l'histoire de trois amis : un grand, un moyen, un petit. Ces trois amis habitent chacun une maison (une grande, une moyenne, une petite) et ont chacun une couverture et un doudou (grand, moyen, petit, of course). Mais non, non, non, ce n'est pas ce que vous croyez !
Le texte est très poétique et est un vrai plaisir à raconter. L'histoire est toute simple et on est pourtant surpris à plusieurs moments du récit. Amitié, attachement, partage, respect de la différence sont les thèmes au coeur de l'album. L'enfant y apprend à grandir et à se situer par rapport à ses camarades, ce qui est primordial car c'est par comparaison avec autrui qu'il parvient à se voir devenir un peu plus grand chaque jour.
Les dessins sont surprenants : pas de couleurs vives et d'à-plats criards, mais des tonalités sombres, feutrées, intimistes. Un grand sens du détail qui construit un univers onirique laissant une grande place au rêve et à l'imagination.
On relit ce livre régulièrement et on est chaque fois sous le charme ! Et quelque chose me dit qu'avec l'entrée en maternelle ce livre risque d'avoir la côte pendant un bon moment !
Bravo Alice et Célia !
  • Grand, moyen et petit, Alice Brière-Haquet, Célia Chauffey, Frimousse, 2009.
 
 

mercredi 28 novembre 2012

Montreuil me v'là !

Hello les gens !

Vous savez quoi ? C'est le salon de Montreuil qui commence tout bientôt ! J'y serai ! Mais cette année, j'ai décidé que je ne ferai pas de dédicaces : j'étais un peu frustrée l'année dernière de rester tout le temps derrière une table et de ne voir les livres que de loin ! Donc cette année, à moi la chaleur, les couloirs encombrés, le bruit et les bains de foule pour se frayer un passage entre les livres ! Mais à moi aussi, je l'espère, les belles découvertes, les grandes rencontres et les coups de coeur !
J'y serai samedi matin, midi et en début d'après-midi ? Et vous ? On peut se rencontrer ? 
Amis illustrateurs et auteurs, je vous propose même des dédicaces à la sauvage : je vous offre un de mes livres en échange d'un des vôtres ! Si ça vous dit, contactez-moi !

A samedi !

vendredi 19 octobre 2012

Un truc bleu

La Sardine, 20 mois et un jour, commence à être sensible à la narrativité des histoires, c'est-à-dire qu'elle commence à comprendre qu'un livre n'est pas simplement un ensemble de pages qui se tournent dans tous les sens et qu'il ne se tient pas n'importe comment, mais qu'il raconte quelque chose, à lire selon une chronologie allant d'un début vers une fin. Et ça, elle l'a compris dans les images, pas forcément encore dans les mots (elle n'écoute que d'une oreille très lointaine ce que je lui lis).
Preuve en est : le livre préférée du moment de la Sardine est un livre sans texte ! Que des images, pas de mots. Mais une histoire, une vraie histoire ! Il s'agit de l'album Le petit truc bleu de Catherine-Jeanne Mercier, publié en 2008 chez Sarbacane. Les dessins sont très simples : un bébé tout nu avec une coupe de cheveux à l'iroquois, un petit truc bleu qui change de forme et de place... et puis rien d'autre que du blanc, sur de belles pages qui respirent et laissent les personnages (un humain, un truc bleu non identifié) vivre leur histoire. Ce qui est génial, c'est que le "petit truc bleu" est tout et n'importe quoi : il est suffisamment indéterminé si bien qu'on peut y projeter tout ce que l'on veut. Le livre sans parole accueille la parole et l'encourage à se développer - la parole du parent qui raconte ce qui lui passe par la tête en regardant les images (et je dois dire que je m'en donne à coeur joie), la parole de l'enfant qui décrit, avec les mots et les gestes qu'il possède, ce qu'il voit et ce à quoi il pense (par exemple, la Sardine mime le moment où le bébé se met le petit truc bleu sur la tête et ça la fait beaucoup rire).
Ce qu'il y a de bien avec Le petit truc bleu, c'est que j'ai l'impression d'ouvrir chaque soir un livre différent.


Forte de ce succès, je me suis dit que la Sardine était prête à faire connaissance avec les fantastiques livres d'Anne Brouillard, vraie spécialiste de l'album sans texte. J'ai déniché un petit album, publié en 1999 chez Syros : Petites histoires simples. Ce sont trois petites nouvelles (je crois qu'on peut appeler ça comme ça), autour de personnages différents : trois petites histoires sans parole, mais avec des images qui se succèdent dans une vraie chronologie et racontent quelque chose. Des pingouins qui montent une colline et la redescendent en luge et se font des amis, des chiens qui attendent sous la pluie avec leur parapluie, des oiseaux qui font de la balançoire. On retrouve le style d'Anne Brouillard, avec de larges illustrations à la peinture. L'illustration est d'un accès plus difficile pour un tout petit. Mais la Sardine a aimé tourner les pages et regarder les dessins pour voir ce qui change à chaque nouvelle page. L'imagination est au travail, assurément.


mercredi 26 septembre 2012

Picoti picota

Durant toutes les vacances d'été, la Sardine n'a pas lu un seul livre. Trop occupée à courir ici et là pour penser s'asseoir quelques minutes et écouter une histoire avant de dormir. En revanche, dès le premier soir où nous sommes rentrés, elle a retrouvé tous ses livres avec un plaisir non dissimulé et le rituel de l'histoire du soir a repris de plus belle.
Et quels changements ! Après les premiers mois de découverte du livre-objet et les mois suivants de jeux avec le livre-expérience, voici que maintenant le livre a enfin pris pour la petite Sardine de 19 mois toute sa dimension symbolique. Le livre n'est plus seulement un objet qu'on manipule (ou qu'on mange). C'est un support d'imagination. Si, si ! Désormais la Sardine regarde attentivement les illustrations, s'amuse à y retrouver des objets de son quotidien et fait le lien avec ce qu'elle vit elle-même. Elle est devenue une fan de la revue Picoti, éditée par Milan. Elle suit les aventures de Miffy et lui fait chaque soir un bisou (oui, en embrassant la page). Quand elle voit Bébé danser avec son doudou sur une image, elle fait pareil et se met à rouler les épaules en faisant trembler Doudou. Et quand elle observe une image où Pikou joue avec son Papa, elle appelle son Baba à elle, comme si elle pensait soudain qu'elle avait quelque chose d'important à lui dire. Bref, elle est à fond dans l'identification avec les personnages.
(c) Picoti / Milan.
(c) Picoti / Milan
La presse  jeunesse répond parfaitement à ce besoin d'identification, plus encore que les petits livres que je propose à ma Sardine et avec lesquels je fais souvent des flops. Picoti est ciblé pour les "bébés dégourdis" de 9 mois à 3 ans, pile poil l'âge de la Sardine. Les histoires sont courtes et la trame narrative ultra simple, les personnages récurrents d'un numéro à l'autre, les thèmes très en phase avec le vécu de l'enfant, les illustrations colorées au graphisme immédiatement identifiable.
Bref, je découvre une nouvelle "littérature" : celle des tout-petits ! Et je suis émerveillée de voir combien le livre peut accompagner les apprentissages de l'enfant. Ainsi, ces jours-ci, la Sardine est fascinée par un numéro de Picoti où l'on voit une petite fille assise sur son pot : dès qu'il s'agit d'aller à son tour sur le pot, la Sardine réclame un livre, pour faire pareil que la petite fille du dessin !

Ma petite Sardine me donne plein d'idées d'histoires, mine de rien !

***

Sinon, rien à voir, mais je suis "l'invitée du mercredi" sur le site de La mare aux mots : ici ! Et, bonne nouvelle, il y a un concours pour gagner un exemplaire de mon dernier album : Sakuya, la princesse des fleurs de cerisiers, joliment commenté par Gabriel dans cette chronique. Soyez nombreux à participer !
 



mardi 4 septembre 2012

Sakuya, la princesse des fleurs de cerisiers

Autre bonne surprise en revenant de vacances (décidément, je devrais partir en vacances plus souvent) : un autre paquet avec d'autres livres dedans ! 
Il s'agissait cette fois-ci d'un très joli projet : un conte japonais intitulé Sakuya, la princesse des fleurs de cerisiers, illustré par Claire Degans et publié aux éditions Chan-ok/Flammarion.
Les illustrations de Claire Degans sont absolument sublimes. Je suis fan !
Si vous aimez le Japon, les histoires d'amour tragiques et les beaux dessins, cet album est fait pour vous !
Il est sera en vente très bientôt dans toutes les librairies (sortie annoncée le 12 septembre).
Et ma petite lectrice a enfin trouvé le bon sens pour tenir un livre de sa maman !


lundi 3 septembre 2012

Flic-flac au fond de la flaque !

En rentrant de vacances, il y avait un gros paquet qui m'attendait. Heureuse surprise que je n'espérais plus : mes exemplaires d'auteur de l'album que j'avais réalisé avec Leïla Brient, Au fond de la flaque, aux éditions Ebla.
Le résultat est, ma foi, très réussi ! L'impression est nickel, avec un petit vernis sélectif en couverture. Les dessins de Leïla sont toujours aussi magnifiques.
C'est la concrétisation d'un projet initié dans le cadre de Tandem Jeunesse 8. Je suis heureuse qu'il soit ainsi transformé en livre !
Si vous êtes triste de voir que ce jour de rentrée est tout pluvieux, cet album est fait pour vous ! Vous pouvez le commander ici, ou bien m'adresser un mail si vous souhaitez un exemplaire dédicacé !
En attendant, j'ai déjà une petite lectrice (même si elle a une façon de tenir les livres bien à elle !) !





vendredi 27 juillet 2012

Imagiers


La Sardine, 17 mois au compteur, a un peu de mal à rester assise maintenant qu’elle marche. Mais le rituel de l’histoire du soir est bien installé et elle adore plus que tout se caler contre un coussin de son canapé et attraper un bouquin.
La Sardine n’a pas encore la patience d’écouter de vraies histoires (même très courtes). Mais désormais les livres ne sont plus pour elle simplement des objets qu’on mordille ou qu’on lèche. Elle a bien compris maintenant que les pages d’un livre pouvait représenter les objets du monde. De même qu’elle reconnaît Maman sur une photo, elle reconnaît les objets de son quotidien qui sont dessinés. C’est pour cela qu’en ce moment les imagiers font un carton auprès de la petite Sardine. On peut passer un long moment à tourner les pages des imagiers de Milan Jeunesse, collection « Mes imagiers à toucher » : ce sont de petits livres cartonnés, avec un objet par page dessiné simplement sous son nom, et agrémenté de matières à toucher. Dans Je m’habille, sont nommés les vêtements de l’enfant (couche, body, pull, chaussettes… 13 objets en tout) ; dans Je vais au parc, on voit chacun des objets clés du parc (banc, ballon, oiseau, bac à sable…). Les dessins d’Amélie Graux sont tout mignons, simples et permettant à l’enfant de bien reconnaître ce qui est représenté.
(c) Milan Jeunesse

La collection a plein de titres et il est fort possible qu’on investisse également dans d’autres thèmes !


lundi 16 juillet 2012

Thibaut au pays de l'IPad


Besoin de voyager léger sans pour autant oublier l'histoire du soir ? Optez pour un livre numérique à lire sur tablette ! Et tant qu'à faire, choisissez un de mes livres ! Et ça tombe bien, car "Thibaut au pays des livres", édité par La souris qui raconte (super maison qui fait de supers vrais projets numériques) vient de sortir sur IPad (ou sur tout autre Itruc) !
Thibaut vous attend sur l'AppStore et le Google Play. Bénéficiez de l'offre de lancement pour seulement quelques jours (au prix de 1,59 €) !
L'histoire peut être jouée en français, mais aussi en anglais. Cela m'a fait tout drôle d'écouter mon histoire en anglais et de suivre les aventures de Thibaut, devenu Thomas, en passant le doigt sur l'écran de mon IPad ! Quant à monsieur Moun, sa scène préférée, c'est lorsque le loup sort le bout de sa langue en faisant "slurp !" (j'ai dû lutter pour pouvoir récupérer mon IPad !).
Pour vous donner une idée de cela donne, voici une petite vidéo :

Et sur le site DeclicKids, un site très complet qui donne plein d'idées d'applications ou de livres numériques pour enfants, vous y trouverez même une jolie critique !


mardi 19 juin 2012

Une page, un son, une image

La Sardine, 16 mois et 1 jour, a, elle aussi, ses coups de cœur littéraires ! La passion du moment est pour les livres de la collection "Mes petits imagiers sonores", chez Gallimard Jeunesse. Le principe est simple : un petit format cartonné, facile à manier par des petites mains, et, par page, un mot et un son associé. Une petite puce intégrée dans l'image permet de faire entendre le bruit de l'objet illustré sur la page.
La Sardine adore, car elle peut tout faire elle-même : tourner les pages, appuyer sur le petit rond (une fois, deux fois... dix fois de suite si elle veut !) et écouter le son qu'elle a déclenché elle-même. La maman adore, car, contrairement à des livres sonores d'autres éditeurs, les enregistrements sont de bonne qualité : des prises de sons sans bruit de fond parasite et, quand il s'agit de musique, de vrais instruments de musique et non pas ces airs électroniques nasillards qu'on trouve généralement dans les jeux pour bébé. Il n'y a pas besoin non plus d'appuyer comme un malade sur la puce électronique qui fonctionne bien dès qu'on pointe le doigt dessus. Les illustrations, de Marion Billet, sont rigolotes et bien adaptées à l'âge de l'enfant.
La Sardine a trois livres pour le moment, et dans chacun ses sons préférés : dans La nature, elle rigole au "croâ croâ" de la grenouille (surtout quand Maman essaie de l'imiter)...
 ... dans Les oiseaux, elle imite le roucoulement du pigeon en faisant un drôle de bruit avec sa gorge, et veut toujours écouter encore et encore le chant du rossignol (alors que justement c'est la seule page qui marche mal)...
 ... et dans Les instruments, la musique de la guitare plaît beaucoup, mais pas autant que celle du tambour qu'on imite en tapant sur les pages du livre !
(c) Gallimard Jeunesse

Seul bémol : le prix. A 10,05 € le livre de 6 doubles pages, ça fait quand même cher la page !
Ah non, il y a un autre bémol aussi, c'est que maintenant, la Sardine croit que tous les livres font du bruit ! Ce matin, elle ne comprenait pas pourquoi le le canard dessiné sur un livre d'une toute autre collection ne faisait pas coin-coin...

vendredi 11 mai 2012

Pop'dédicaces de mai !

Des idées de sortie ce week-end ? Rendez-vous à la Cité des sciences sur le salon des créateurs Pop'up ! Vous y trouverez des chouettes créations originales dans le domaine de la mode ou du design.


POP'up!, le salon de la Pop'culture indépendante

Et puis vous m'y trouverez moi ! J'y serai en dédicace pour L'oiseau rouge sur le stand Nobi-Nobi, samedi 12 mai, de 15 h à 17 h. Vous pourrez rencontrer également Samantha Bailly, l'auteur de La princesse au bol enchanté.


A tout bientôt !