samedi 25 juin 2011

Japan dédicaces !

Bonjour les gens !


Cela fait plusieurs années que j'ai envie de me rendre à la Japan Expo. Mais à chaque fois, je me défile parce que (au choix) c'est trop loin / y fait trop chaud / y'aura trop de monde... Mais cette année, aucune mauvaise excuse pour ne pas y aller : je vais y faire des dédicaces pour L'oiseau rouge ! Chouette, chouette, chouette !

Venez donc m'y retrouver pour que je me sente moins seule !

Ce sera samedi 3 juillet, au parc des Expos de Villepinte :

- de 13h à 14h en salle des dédicaces 3

- de 16h à 18h sur le stand Nobi-Nobi.

A bientôt j'espère !

mercredi 1 juin 2011

Princesse Violette

C'est rigolo la vie de maman au foyer. Le biberon du matin devant les Maternelles, les petits bodies roses pleins de caca qui tournent dans la machine à laver et les balades de l'après-midi jusqu'au square, qu'il vente ou qu'il fasse canicule. Mais bon, une fois que bébé fait ses nuits, sait manger (à peu près) correctement et a (parfois) la décence d'attendre le soir l'arrivée de papa pour faire ses crises de larmes, on fait quoi ?
- Option 1 : se lamenter de n'avoir plus de vie sociale.
- Option 2 : devenir une vraie housewife et faire le ménage de fond en comble.
- Option 3 : reprendre ce qui nous plaisait dans sa vie d'avant.

Après avoir plongé dans l'option 1 et rejeté d'un bloc l'option 2 (non, mais, faut pas pousser quand même !), je me suis prise en main ce matin pour étudier avec sérieux l'option 3 !
Alors voilà l'organisation d'enfer de la maman écrivain :
- le transat installé tout près de l'ordi (pour écrire avec une main sur le ventre de bébé et l'autre sur le clavier)
- la tétine à portée de main (pour rendre le bébé bouche bée)
- le vieux cahier d'histoires (pour ressortir les idées oubliées)...


... et voilà, la Sardine et moi, on est lancées ! A raison d'un biberon toutes les trois heures, il faut écrire vite et ne pas laisser échapper le fil de ses idées... Mais on y croit, einh !

Alors pour la route, voici une petite histoire sans prétention, histoire de se faire la main...

Princesse Violette

Ce matin, Lucie s’est levée du pied droit. Elle a enfilé son pied gauche dans sa botte violette et a déposé sur sa tête une couronne violette en carton. Puis Lucie a pris un air inspiré et a déclaré avec solennité :

– Ne m’appelez plus Lucie, mais nommez-moi désormais Princesse Violette !

Voilà, c’est dit. Ainsi a parlé la princesse !

Sur la table du petit déjeuner, Maman a disposé le bol de Lucie et des biscottes aux fraises. Mais Lucie prend un air dégouté.

– Non, Madame, pas de chocolat au lait ! À son lever royal, Princesse Violette ne prend que du lait d’ânesse trait les soirs de pleine Lune !

Ainsi a parlé la princesse.

Maman sourit.

Dans la salle de bain, Maman tend à Lucie sa brosse à dents et le tube de dentifrice. Mais Lucie tourne la tête et rejette du bout des doigts le tube en plastique.

– Non, Madame, pas de brossage de dents ! Lors de sa toilette royale, Princesse Violette doit déposer du far à paillettes violet sur ses beaux yeux et oindre ses cheveux de parfum à la violette !

Ainsi a parlé la princesse.

Maman hausse les épaules.

Devant le placard de l’entrée, Maman tend à Lucie son gros manteau chaud, celui qui permet d’affronter la fraîcheur du matin. Mais Lucie laisse échapper le manteau de laine et attrape un chemisier en soie violette.

– Non, Madame, pas de veste noire ! Pour ses sorties royales, Princesse Violette ne sort jamais sans sa robe de bal, son diadème et son collier de perles !

Ainsi a parlé la princesse.

Maman soupire.

Devant la maison, Maman, qui s’impatiente, ouvre la portière de la voiture, jette le cartable sur la banquette et dit à Lucie : « Allez, grimpe ! » Mais Lucie prend un air choqué.

– Non, Madame, pas d’engin à moteur ! Pour ses balades royales, Princesse Violette ne se déplace qu’en carrosse tiré par sept chevaux blancs !

Ainsi a parlé la princesse.

Maman fait les gros yeux.

Puis Maman explose.

Et rugit.

Et tempête.

– Alors Lucie, si tu es Princesse Violette, moi je suis la Reine Mère. Et la Reine Mère voit rouge et va appeler le Roi Père qui va te faire une peur bleue ! Tu en verras de toutes les couleurs, ma fille, c’est moi qui te le dis !

Ainsi a parlé Maman.

Lucie soupire. De nos jours, la royauté n’est plus ce qu’elle était jadis. La fillette range dans son cartable son diadème violet, recouvre son corsage violet de son gros manteau chaud et regarde Maman en murmurant.

– Bon, d’accord, je veux bien faire ce que tu me demandes…

Lucie sourit, puis fait un clin d’œil :

– Je fais tout ça, parce que, peut-être qu’à l’école, il y aura le prince charmant ! Tu ne crois pas, Maman ?



vendredi 13 mai 2011

Unique

Lorsque j'étais enceinte de la Sardine, j'avais une envie obsessionnelle : non pas manger des fraises, mais écrire des histoires sur la grossesse et l'enfant qui grandit durant ces neuf mois d'attente. Oui, je le reconnais, je ne vais pas chercher bien loin l'inspiration parfois !

Au fur et à mesure que je déroulais ces histoires sur le papier, je me disais qu'un joli cadeau que je pourrais faire à la Sardine, ce serait de lui offrir l'une de ces histoires en livre. En vrai livre avec des illustrations qui se contemplent et des pages qui se tournent. Avec une dédicace toute trouvée, bien sûr. La veille de l'accouchement (oui, c'était bien tout juste la veille !), j'ai envoyé deux de ces textes à des maisons d'édition. Mais jusqu'à maintenant, je n'ai reçu que des réponses négatives... voire, essentiellement, pas de réponse du tout. (Grrrrrr....)

Certes, j'ai encore un peu de temps devant moi avant que la Sardine puisse se mettre à tenir un livre entre ses mains et en tourner les pages. Mais tout de même, je n'avais pas envie d'abandonner l'idée de ce cadeau. Alors, qu'à cela ne tienne, j'ai pris mon ordinateur, sélectionné quelques photos de ces neuf fameux mois et me suis connectée à un de ces sites de studio photo en ligne qui confectionnent des albums photos. J'ai repris ce texte, que je n'avais envoyé à aucun éditeur, l'ai retouché en ajoutant notamment quelques paragraphes plus personnels et en adaptant quelques phrases. Puis je l'ai mis en page.

Et voilà, maintenant cela donne un tout petit livre. Un livre qui n'existe qu'à un seul exemplaire, à mi-chemin entre l'album jeunesse et l'album photo. Un exemplaire unique pour une personne unique. J'aime cette idée. Pas vous ?

dimanche 17 avril 2011

En serpentant

Tout doucement, je commence à ressortir la machine à coudre. Oh, pas pour me lancer dans de grands projets ! Juste pour terminer ce que j'avais commencé il y a des semaines...

Voici donc le cousin de Serpentor :

Il a été réalisé avec de petites billes à l'intérieur, ce qui rend son long corps hyper souple.

Attention aux petits bébés qui auraient le malheur de croiser sa route !


jeudi 14 avril 2011

C'est le printemps dans le Jardin !

Pendant que je me la coule douce (c'est bien connu, les femmes au foyer se tournent les pouces !!), y'en a qui bossent ! C'est le cas de ma pote Estelle qui a ressorti les crayons de couleur (et pas seulement son crayon fétiche orange !), les a affûtés et a ressuscité les petits amis du gros matou du Jardin du secret !Je suis super contente de voir que ce projet reprend vie. Si tout va bien (Inch'Allah), vous pourrez lire l'histoire du chat du jardin dans un vrai livre début 2012... bouh, dans une éternité quoi !

samedi 19 mars 2011

Faire-part

Sandrine Kao a eu la gentillesse de confectionner un bien joli dessin pour la petite Justine qui a fêté son premier mois hier. Un dessin sur-mesure, avec le chat de la maison en guest-star et un petit oiseau assorti au papier peint de la chambre ! Cela a permis de confectionner un super faire-part, prêt à s'envoler vers plusieurs coins de France et même chez les cousins du Canada, des Etats-Unis et du Liban !
Mille MERCIS Sandrine !!!

dimanche 27 février 2011

J'en ai fini de l'attendre !

Je t’attends

Premier jour de l’été, premier jour avec toi.
Tu n’es pour moi que quelques chiffres sur un papier tendu par l’homme en blouse blanche.
Mais je t’imagine, petite graine de coquelicot apportée par la cigogne, petite pousse de rêve éclose dans une rose.
Et déjà,
je t’attends.
Août s’est installé, et avec lui la chaleur du soleil et le parfum des vacances.
Je gravis les montagnes, monte en haut des sommets.
Mais au bord du dangereux précipice, je pense soudain à toi, petit espoir de vie.
Je vais devenir maman, je dois prendre soin de toi.
Alors je m’assois et laisse les autres gravir les sommets sans moi.
Je ne suis plus tout à fait la même
maintenant que
je t’attends.
L’automne glisse entre les feuilles rouges des arbres.
Tu as grandi. Tu arrondis mon ventre.
Plus personne ne peut douter de ton existence désormais.
On me demande si tu es une fille, un garçon. On me demande comment tu t’appelles.
Je réponds que peu importe.
Puisque l’important
c’est que
je t’attends.
Octobre, déjà, est arrivé. Je n’arrête pas de compter les jours sur le calendrier.
Hier, pour la première fois, je t’ai senti bouger sous ma main.
Tu es un petit poisson et mon ventre est un aquarium. Tu tournes en rond et fais des bulles.
Je vais à piscine et je me laisse flotter à la surface de l’eau. La main sur mon ventre, je murmure : nous sommes deux poissons dans l’eau
depuis que
je t’attends.
Le froid de l’hiver m’emmitoufle dans mon manteau devenu trop petit.
Ton papa prend soin de moi pour que je puisse mieux prendre soin de toi.
Il toque contre la paroi de ta petite maison ronde et demande : toc toc toc, il y a quelqu’un ?
Tu lui réponds d’un coup de fesse. Aïe !
Tu sais me rappeler que tu es là et que
nous sommes deux
à t’attendre
C’est la nouvelle année, l’année de ta naissance.
Je plie tes pyjamas et tes bodies. Je range tes chaussons et tes bonnets. Je trie tes bavoirs et tes biberons.
Ton papa passe une dernière couche de peinture sur les murs de ta chambre.
Ta mamie te tricote ton premier manteau et ton papi monte ton berceau.
Voilà, nous sommes tous prêts. Je sais que ce sont
les derniers jours
à t’attendre.
Doucement, le printemps envahit le ciel.
Je lève les yeux vers les nuages et je guette l’oiseau qui annoncera ta venue.
Et puis, une nuit, tu me réveilles. Tu as envie de sortir de ma maison où tu es trop à l’étroit. Tu me demandes : comment c’est dehors ? est-ce que c’est grand ? est-ce que c’est beau ?
Puis tu te faufiles. Cela fait un peu mal, le monde qui change en toi et en moi.
Mais soudain, je t’entends crier.
J’en ai fini d’attendre.
Tu es là.
Et c’est la vie qui t’attend.

Justine

née le 18 février 2011 à 17h21
3 kg 630 et 49,5 cm

mercredi 16 février 2011

La fête à la grenouille !

Voilà, les projets du Tandem 8 autour du thème "Personnages imaginaires" sont en ligne ! Allez vite les découvrir !
Je suis loin d'avoir tout lu, mais on dirait qu'il y a des projets super chouettes !
Et puis le nôtre, c'est le tout premier : ça s'appelle "Au fond de la flaque". C'est une petite histoire sans prétention à lire les jours de pluie... avec ou sans parapluie !
Ah ben ça tombe bien, aujourd'hui justement, il pleut !
Un grand merci à ma binôme Leïla qui a fait des illustrations magnifiques, dans une tonalité bleutée que j'aime beaucoup ! Et merci à elle d'avoir su se montrer patiente pendant ma période je-fais-la-morte et je-préfère-dormir-au-fond-du-canapé !
Bonne lecture !

mardi 15 février 2011

La vie juste à côté

Voilà longtemps que je voulais vous parler d'un de mes coups de coeur de ces derniers mois : La vie juste à côté, un album publié chez Sarbacane avec Anne Mulpas au texte et Marjorie Pourchet à l'illustration.
La vie juste à côté, A. Mulpas, M. Pourchet, (c) Sarbacane, 2010.

La narratrice de l'histoire vit comme les adultes le lui ont dit : du soir au matin, elle regarde "droit devant" :
"Droit devant, le chemin de l'école.
Les voitures, les klaxons et le ventre noué.
Droit devant les copines, les rires, les cartables bousculés.
Droit devant le tableau vert à mauvaise mine.
Les craies, les leçons et la voix du maître en sourdine."
La vie, c'est sérieux. On n'a pas le temps de s'amuser, de regarder ailleurs, de rêvasser. Il faut avancer sans détour.
Et puis un jour, elle ne sait pas trop pourquoi, la petite fille a l'idée de tourner les yeux. Les tourner "juste à côté". Sa vie n'a pas changé, mais soudain tout lui apparaît différent. Sur les chemins de traverse, le monde paraît plus grand, plus coloré. Cela donne envie de s'envoler et de faire des choses folles qu'on n'imaginait même pas !
La vie juste à côté, A. Mulpas, M. Pourchet, (c) Sarbacane, 2010.

"Juste à côté du chemin de l'école,
j'ai vu d'autres sentiers.
Il y avait là un monde que je ne connaissais pas.
J'ai oublié l'heure, les klaxons et mon ventre qui grognait.
J'ai posé mon cartable et puis j'ai regardé.
Juste à côté."

Les illustrations, qui étaient dans les premières pages, dans des tons gris et ocres, remplies de traits rectilignes, s'illuminent soudain et gagnent en courbes et en couleurs, tout en poésie et en fantaisie. La petite fille paraît entrer dans un monde enchanté où la nature a pris la place de la ville et la liberté devient plus forte que les contraintes. Chaque nouvelle double page est un enchantement. On a envie d'entrer avec la petite fille dans ce monde-là - ce monde qui dort, "juste à côté", où les arbres jouent "à chat perché" et le vent sent "la cannelle".
J'avais été charmée par les dessins de Marjorie Pourchet dans La tête dans le sac. Je le suis de nouveau par cet album, devenu album de chevet. C'est une magnifique invitation à regarder la vie juste à côté, à entre-ouvrir la porte des rêves et ainsi à gagner liberté et confiance en soi. Combien d'entre nous avons oublié de quitter les rails du quotidien ?
La vie juste à côté, A. Mulpas, M. Pourchet, (c) Sarbacane, 2010.

Le déplaceur de livres

Monsieur Moun est un coquin. Il se rend dans les librairies et, sans rien dire à personne, il déplace les livres qui dorment dans les rayons pour les installer mieux en vue sur les présentoirs. Il faut dire que lorsque le libraire a réalisé une sélection "spécial Asie", il y a quelques indispensables à prévoir, non ?!!

Gibert Joseph, février 2011.